Souvenirs du CH : 5 moments violents, mais inoubliables
Daniel Vanier
Bienvenue dans la chronique du 7e match appelée «Souvenirs du CH». Dans cette série de textes, nous revivrons certains moments marquants de l’histoire du Canadien de Montréal, mais aussi des anecdotes ou des moments touchants ou loufoques qui se sont produits au cours de l’histoire de la prestigieuse équipe montréalaise, que ce soit en saison régulière ou en séries éliminatoires.
Comme la finale de la Coupe Stanley bat son plein, ce texte-ci parlera de certains moments forts qui furent vécus lors des séries éliminatoires.
Les Canadiens nous ont fait vivre de nombreux beaux moments en séries éliminatoires au cours de leur longue et belle histoire. Malheureureusement, après la dernière saison de misère qu’ils ont connue, ils n’en ont pas fait partie cette année.
Le hockey est un sport très intense donnant lieu a beaucoup d’émotions fortes.Lors des séries éliminatoires, le jeu devient plus robuste et souvent plus émotif. Il arrive alors que les esprits s’échauffent et beaucoup de joueurs vont dépasser les bornes. Les gants tombent alors sur la glace et cela donne lieu parfois à des moments intenses ainsi que des émotions fortes.
Voici 5 moments violents qui se sont produits pour la plupart d’entre eux lors des séries éliminatoires au cours du passé glorieux de cette formation. Cinq moments qui demeurent à jamais inoubliables pour les partisans des Canadiens. Le premier n’est pas un moment qui s’est produit en séries éliminatoires, mais qui aura tout de même pavé la voie vers 4 conquêtes consécutives de la Coupe Stanley et surtout, qui a fortement contribué à mettre fin à un moment noir du hockey. Les 4 autres se sont toutefois produits en séries éliminatoires, là où le hockey le plus intense se dispute et où les esprits s’échauffent rapidement. Voici sans plus tarder ces 5 moments violents, mais inoubliables de l’histoire des Canadiens de Montréal. Notez qu’ils sont placés en ordre chronologique et non d’importance.
Larry Robinson n’a pas peur des «Broad Street Bullies» (1974)
Nous sommes le 17 février 1974.Les Flyers de Philadelphie sèment la terreur aux 4 coins de la ligue en pratiquant un hockey des plus violents. Cette équipe comptait sur des joueurs de talent comme Rick MacLeish, Reggie Leach, Bill Barber et le légendaire gardien Bernie Parent, mais surtout sur des bagarreurs dangereux comme Dave Schultz (472 minutes de pénalité)André «Moose» Dupont(276 minutes de pénalité), Don Saleski(131 minutes de pénalité) Ed Van Impe (109 minutes de pénalité) et Gary Dornhoefer (102 minutes de pénalité). Cela sans compter leur capitaine Bobby Clarke qui pour sa part excellait dans les deux domaines en étant le meilleur pointeur de sa formation avec une saison de 116 points tout en accumulant 125 minutes de pénalité. Les joueurs des Flyers, fortement encouragés par leur entraîneur Fred Shero , provoquaient la terreur et nombreux étaient les joueurs des formations adverses qui se trouvaient subitement (mais pas du tout subtilement!) un malaise un peu avant un match contre les fameux «Broad Street Bullies» pour se déclarer ainsi inaptes à jouer. L’expression «Philadelphia Flu» qu’on peut traduire par «La grippe de Philadelphie» est alors apparue.
Cependant, les Canadiens, menés par Larry Robinson ont toutefois prouvé aux Flyers qu’ils n’allaient pas se laisser intimider. Le robuste défenseur surnommé «Big Bird» a sévèrement corrigé le matamore qu’était Dave Schultz avec des coups de poing d’une puissance telle que peu ont vu dans leur vie. Larry Robinson n’était pas un joueur qui se battait si souvent, il était beaucoup plus utile à son équipe sur la patinoire que sur le banc des pénalités. Toutefois, lorsqu’il était choqué, mieux valait s’éloigner du grand arrière. Après avoir corrigé de belle façon Dave Schultz, il a par la suite pointé « Moose » Dupont qui faisait mine de s’avancer pour défendre son coéquipier en voulant dire « Tu es le suivant » Dupont a décidé prudemment et intelligemment de reculer.
Vous pouvez voir le tout dans la vidéo qui suit. Autre temps, autres moeurs comme on dit, notez bien a 5 minutes et 4 secondes de la vidéo Larry Robinson qui accepte de prendre une gorgée du verre de bière que lui offre un spectateur ! Voilà qui est rigolo et carrément impensable aujourd’hui avec les bandes plus élevées et surtout le virus du COVID-19 qui incite les gens à beaucoup plus de prudence :
L’avertissement aux Flyers était bien lancé. Philadelphie va remporter tout de même la Coupe Stanley cette saison-là et la saison suivante, ayant eu la chance d’éviter les Canadiens en séries éliminatoires. Après leur 2e Coupe Stanley, ils affrontent le CH lors d’un match préparatoire. Scotty Bowman qui n’avait pas aimé voir son équipe se faire vaincre lors de la dernière confrontation entre les 2 équipes décide d’habiller quelques bagarreurs. C’est ainsi que Pierre Bouchard, Rick Chartraw, Glenn Goldup et Bryan Shanahan font partie de la formation. De plus, Bowman avait donné carte blanche à certains de ces joueurs capables de se défendre au bout du poing comme Serge Savard, Yvon Lambert, Doug Risebrough, Mario Tremblay, Larry Robinson et Guy Lapointe.
Il arriva donc ce qui devait arriver. Une foire totale a éclaté. Le chaos était tel que l’arbitre du match, Bruce Hood décide d’arrêter la partie et de retourner tout le monde chez eux. De nombreuses bagarres ont éclaté, toutes à l’avantage des joueurs du CH. Schultz fut corrigé par Rick Chartraw tandis que Bouchard faisait de même avec Don Saleski. Un total de 332 minutes de pénalité a été distribué. De ce nombre, 16 pénalités majeures et 15 inconduites de parties ! Au grand total, 69 pénalités ont été décernées…Tout cela pour un match d’exhibition.. C’en était fini du mythe des «Broad Street Bullies». Le Canadien allait les affronter en finale de la Coupe Stanley en 1976. Les Flyers se sont tenus tranquilles et Montréal a remporté la Coupe, puis 3 autres par la suite.
Tous les amateurs de hockey (à l’exception probablement des partisans des Flyers) étaient très heureux de ce dénouement .
Des bagarres dans le corridor (1986)
La rivalité entre les Bruins et les Canadiens est légendaire. Ces deux équipes se détestaient tellement que cela donnait souvent lieu à des bagarres. Chris Nilan qui est le joueur le plus pénalisé de l’histoire des Canadiens avec un total de 2248 minutes dans l’uniforme du Tricolore s’en donnait à coeur joie lors de ces rencontres. En 1986, nous avions eu droit à une mêlée générale qui s’était rendue jusque…dans les corridors ! Le tout a commencé avec une escarmouche…qui a rapidement dégénérée! Chris Chelios a alors fini par jeter les gants avec Tom McCarthy. Le redoutable Jay Miller s’en prend de son côté à David Maley qui était alors une recrue chez les Canadiens. Pendant ce temps, Chris Nilan est aux prises avec Paul Boutillier. Il va presque lui arrcher la tête avec une solide droite.
Nilan est alors expulsé..et c’est à ce moment là que la foire débute. Lors de cette époque, il y avait un seul corridor qui menait aux vestiaires des deux équipes. En passant devant le banc des Bruins, Nilan sert une droite au détestable Ken Linseman. Les joueurs des Bruins se ruent alors sur le numéro 30 du CH. Le banc des Canadiens se vide immédiatement. On peut voir un moment amusant lorsque Mike McPhee tente de passer le banc des Bruins pour aller prêter main- forte à . Il en est empêché par le robuste défenseur des Bruins Mike Milbury, mais aussi par l’entraîneur des Bruins Terry O’Reilly. Rappelons que lors de sa carrière de joueur. O’Reilly fut un des joueurs les plus pénalisés de l’histoire de la LNH avec un total de 2095 minutes de pénalité. O’Reilly venait de prendre sa retraite seulement 2 ans auparavant. Il était surement encore capable de se défendre au bout du poing. Vous pouvez voir le tout ici:
Suite à cet évènement mémorable, la LNH a changé ses règlements et exigé que les deux équipes ne passent plus par le même corridor pour se rendre de leur vestiaire à la patinoire. On pourra donc dire que Chris Nilan aura changé l’histoire du hockey…à sa façon !
Une bagarre générale avant le match 1987
Nous sommes en 1987. Les Canadiens de Montréal qui avaient causé une surprise en remportant la Coupe Stanley la saison précédente, continuent de bien faire. Après avoir balayé les Bruins, ils ont remporté la série suivante contre les Nordiques en 7 parties. Ils vont affronter ensuite les Flyers et en auront plein les bras. Philadelphie mène la série 3-1 et le CH a remporté le 5e match de belle façon par la marque de 5-2 pour ainsi éviter l’élimination. Arrivés au 6e match, les Flyers veulent en finir et vont utiliser toutes les tactiques possibles pour le faire….même les plus illégales.
Plusieurs joueurs de hockey sont superstitieux et ont des rituels d’avant-match auxquels ils ne veulent pas déroger. Dans le de l’ailier droit du CH, Claude Lemieux, il s’agissait de tirer une rondelle dans le filet adverse à la fin de la période de réchauffement.Bien que les joueurs des Flyers lui avaient demandé de cesser ce manège, Lemieux refuse d’obtempérer. Cette fois-ci, les joueurs des Flyers avaient décidé qu’ils n’allaient pas le laisser faire. Lemieux termine donc son réchauffement et semble avoir changé d’avis. Soudain il revient sur la patinoire, en compagnie de Shayne Corson après que les Flyers aient quitté. Il décide de faire le même rituel en se dirigeant vers la zone adverse et lance la rondelle dans le filet des Flyers. C’est alors qu’Ed Hospodar, un défenseur qui ne jouait même pas habituellement et qui occupait le rôle de réserviste, saute sur la patinoire et se dirige rapidement vers le numéro 32 du CH pour le ruer de coups de poing
Les joueurs des deux équipes vont alors arriver sur la patinoire et plusieurs ne seront même pas complètement vêtu. En visionnant la vidéo qui suit, certains seront probablement très surpris de voir Chris Nilan reculer devant Dave Brown qui veut à tout prix engager le combat. Nilan ne recule devant personne habituellement et a déjà affronté Brown à maintes reprises. Pourquoi refuse-t-il de le faire cette fois-ci ?Tout simplement parce que le dangereux bagarreur des Flyers ne porte pas de chandail. Nilan ne peut donc pas l’agripper, alors que Brown lui peut le faire, car il est vêtu de son uniforme. Cela donne donc un immense avantage à Dave Brown. finalement, «Knuckles« fini par accepter quand même et comme il n’y a aucun officiel sur la patinoire, les deux bagarreurs vont s’échanger des coups pendant 8 minutes !
vous pouvez voir ces scènes que le commentateur des Canadiens de l’époque, Richard Ganeau, qualifiait de disgracieuses et d’oeil au beurre noir pour le hockey ici :
Notons que l’entraîneur des Flyers de l’époque, Mike Keenan, semblait avoir vraiment prévu le coup. Il avait habillé 24 joueurs pour la période de réchauffement dont justement Ed Hospodar, qu’il n’avait nullement l’intention d’utiliser pendant la partie.Montréal de son côté n’avait que les 18 joueurs et 2 gardiens habituels. Les joueurs du CH ont donc regretté amèrement d’être tombés dans le piège des Flyers. Chris Nilan était un grand bagarreur, mais occupait aussi un rôle important chez le Canadien en faisant partie du trio défensif utilisé contre les meilleurs trios adverses en compagnie de Guy Carbonneau et du capitaine Bob Gainey. Il disait à ce propos ceci : »J’étais pratiquement exténué avant même que la partie débute. Je venais de me battre avec Brown pendant plus de 8 minutes. Je regardais ensuite Dave Brown qui ne jouait pratiquement pas pour les Flyers et était assis sur le banc presque toute la partie. En regardant cela, je me disais que j’avais été stupide» Claude Lemieux abondait dans le même sens en disant que le CH n’aurait pas dû dépenser autant d’énergie dans cette bagarre générale. Au final, le CH avait des joueurs importants qui étaient épuisés. Cela les a peut être empêché de se rendre en finale de la Coupe Stanley pour une 2e saison consécutive.
Notons que cette fameuse bagarre générale aura elle aussi contribué à changer le hockey. En effet, lors de l’été 1987. La LNH va instaurer la règle numéro 70.1. Cette règle pénalise les joueurs qui décident de quitter le banc de son équipe avec une suspension de 10 matchs ainsi qu’une amende de 10,000$. En plus de pénaliser fortement les joueurs, la LNH décide aussi de pénaliser les instructeurs qui perdent le contrôle de leurs joueurs, que ce soit accidentellement ou volontairement. Plus important encore, la ligue va dorénavant restreindre le nombre de joueurs pouvant participer au réchauffement d’avant-match. Cela va contribuer à réduire de beaucoup les mêlées générales par la suite.
Ron Hextall attaque Chris Chelios (1989)
2 ans plus tard suivant ces évènements qualifiés de disgracieux par Richard Garneau, les deux mêmes équipes se retrouvent en séries éliminatoires. Lors de cette fameuse bagarre générale avant la 6e partie en 1987, l’entraîneur des Flyers, Mike Keenan, avait demandé à Ron Hextall d’aller dans la chambre du soigneur pour recevoir des traitements. Cela vient ajouter aux soupçons que le tout était orchestré par Keenan, car en envoyant Hextall loin du vestiaire, il ne pouvait participer à la bagarre évitant ainsi de perdre son gardien numéro un pour cette partie importante.
Lors du premier match de cette série, le talentueux marqueur Brian Propp se dirige dans le coin de la patinoire dans la zone des Canadiens. Le défenseur Chris Chelios vient alors le mettre en échec, mais avec un coude élevé directement à la tête. Un geste dangereux et avouons-le pas très propre. Brian Propp fut complètement sonné et a dû être évacué de la patinoire en civière. Vous pouvez voir ce geste illégal du défenseur du CH ici :
Montréal était en avance 3-1 dans la série. Avec une minute et 37 secondes à faire lors du 6e match et une marque de 4-2 en faveur des Candiens, Hextall voyant que son équipe allait de toute évidence se faire éliminer, décide de régler ses comptes et de venger son coéquipier. Alors que le jeu s’arrête près de son filet et que c’est justement Chelios qui à la rondelle, Ron Hextall se dirige vers le défenseur du Tricolore et lui assène un violent coup avec son bloqueur en plein visage. Une mêlée va éclater et on va voir plusieurs incidents désolants comme le grand défenseur Kjell Samuelsson, qui du haut de ses six pieds et six pouces viens courageusement (sic !) se joindre à une bagarre comme 3e homme pour frapper un membre du Tricolore. On peut voir aussi que Ron Hextall a complètement perdu la tête et ne pouvant réussir à faire aussi mal qu’il le voudrait à Chris Chelios, va lui lancer des pièces d’équipements. Il va ensuite inviter Patrick Roy à se battre. Roy va s’avancer alors jusqu’à la ligne bleue, mais va sagement refuser le combat en écoutant les directives de l’entrapineur du CH de l’époque, Pat Burns. On peut voir le tout dans cette vidéo, mais la qualité de l’image n’est malheureusement pas très bonne:
Suite à sa véritable crise, le cerbère au tempérament plus que bouillant fut suspendu 12 parties pour le début de la saison 89-90. Après l’incident, Hextall avait refusé de commenter. Toutefois, quelques mois plus tard il a avoué avoir regretté son comportement.
Hextall, avait reçu seulement une pénalité de match pour tentative de blessure avait avouer aussi avoir attaqué Chelios dans le but de venger son coéquipier, Brian Propp , qui avait finalement subi une commotion cérébrale suite à ce violent et vicieux coup de coude de Chris Chelios.
Les Flyers avait contesté cette suspension de 12 matchs, car ils la trouvaient trop sévère. Ils ont donc porté la cause en appel, mais ont perdu. Voici les commentaires du vice-prédident de la LNH de l’époque, Brian O’Neilt: «Bien qu’il n’y a pas blessure, Hextall a démontré un manque de respect total envers la :LNH et le hockey en général en décidant de venger son coéquipier. Ses actions aparaissent clairement comme un geste prémédité. Voici donc pourquoi O’Neill avait décider de ne pas accepter la demande des Flyers.
Quoiqu’il en soit, cette crise de Ron Hextall aura provoqué un incident qui demeurera mémorable !
Le massacre du vendredi saint (1984)
Voici ce qui est aucun doute un des évènements les plus marquants de l’histoire des Canadiens de Montréal. C’est pourquoi j’ai choisi celui-ci pour terminer ce texte, alors que les autres étaient en ordre chronologique.Nous sommes en 1984. La rivalité Canadiens-Nordiques est à son apogée. Elle atteint définitivement son sommet lors de la 6e partie de la série opposant les Canadiens aux Nordiques. C’était le soir du vendredi saint et il deviendra tristement célèbre. La date exacte était le 20 avril. Les Nordiques faisaient alors face à l’élimination. Les entraîneurs Jacques Lemaire et Michel Bergeron, de même que plusieurs joueurs de chaque côté, se lançaient des invectives depuis quelques jours déjà par le biais des médias. Les journalistes des deux villes s’en donnaient à coeur joie et alimentait le feu avec frénésie. Après la première période de ce 6e match, Québec menait par un but .En 2e, le fougueux, mais parfois aussi combien détestable, Dale Hunter met encore une fois le feu aux poudres. Le 32 des Nordiques entre en collision avec le gardien Steve Penney des Canadiens à la suite d’un arrêt de ce dernier. Comme c’était très évident que Hunter n’a jamais tenté d’éviter le gardien du CH, une mêlée éclate. Hunter est expulsé pour deux minutes dès son retour sur la glace, il récidive. Une seconde mêlée se produit. Une bagarre éclate entre le défenseur du CH, Craig Ludwig et Anton Šťastný. Lorsque finalement la sirène marquant la fin de la période retentit, il y a un début d’escarmouche d’abord anodine entre Hunter et Guy Carbonneau. Cela ne sera toutefois pas long avant que le tout dégénère rapidement. Les deux bancs finissent par se vider et on a droit à une bagarre générale. Le tout se calme quelque peu lorsque Louis Sleigher des Nordiques frappe sournoisement le défenseur de Jean Hamel du Canadien, qui ne regardait même pas dans sa direction et surtout n’avait pas du tout envie de se battre, car il jouait déjà avec une épaule disloquée. Hamel s’écroule sur la glace complètement knock- out. Il ne rejouera plus jamais au hockey par la suite. Les deux clubs retournent enfin au vestiaire, mais le pire reste encore à venir. En début de troisième période, on a l’impression que tout est rentré dans l’ordre alors que l’arbitre, Bruce Hood, annonce la longue liste des pénalités aux deux capitaines. Cependant, personne n’a fourni aux deux équipes la liste des joueurs ayant été expulsés du match du fait des hostilités. Ces joueurs ignoraient donc qu’ils n’avaient pas le droit de se présenter sur la glace et ils relancèrent le bal alors que l’annonceur-maison nommait leurs noms. Cette nouvelle bagarre générale va durer une vingtaine de minutes, au cours duquel les joueurs se pourchassaient sur la glace et se battaient avec une violence inouïe. À peine croyait-on le calme revenu que dans un autre coin de la patinoire cela recommençait. Lorsque le tout cessa finalement, les Nordiques se retrouvaient privés de Hunter, Sleigher, Peter Šťastný (de loin le meilleur joueur des deux équipes), Wally Weir et Clint Malarchuk, tous expulsé ; Du côté montréalais, c’est Chris Nilan, Mark Hunter, Mario Tremblay, Mike McPhee et Richard Sévigny qui sont expulsés pour le reste de la rencontre. Il s’ensuivit enfin du hockey. Québec va compter le premier but et augmente ainsi son avance avec un but de Michel Goulet, le Tricolore répliqua avec deux buts de Steve Shutt ( qui n’avait pratiquement pas joué du match avant, mais que Jacques Lemaire décide finalement d’utiliser par manque d’effectifs), et un pour Rick Green, John Chabot et Guy Carbonneau, pour finalement gagner 5 à 3 pour éliminer les Nordiques. Mais ce qui va demeurer à jamais inscrit dans la mémoire des amateurs de hockey seront ces deux bagarres générales qui étaient sans aucun doute parmi les plus violentes, non seulement de l’histoire des Canadiens, mais bien de toute l’histoire du hockey.
Vous pouvez revoir le tout ici :
Voilà qui vient terminer ce texte sur 5 des évènements les plus violents en séries éliminatoires des Canadiens de Montréal. Quels sont les vôtres ? Est-ce que vous auriez -vous choisi des évènements différents? Faite-nous part de votre opinion dans les commentaires !
Crédit photo : Associatned Press
Sources: Wikipedia, Radio-Canada, You Tube.
