L’héritage de Doug Wilson
Benjamin Matteau
Jeudi dernier, la sphère du hockey a été sous le choc quand les Sharks ont annoncé que Doug Wilson, directeur général de l’équipe depuis 2003, avait quitté ses fonctions dans l’organisation à cause de problèmes de santé. Malgré cette triste nouvelle à son égard, un certain nombre de partisans en ont profité pour critiquer ses mauvaises décisions récentes et remettre en question ses compétences en tant que directeur général de l’équipe durant ces 19 dernières années. Chose qui est complétement ridicule, car il est complétement responsable du succès des Sharks. C’est d’ailleurs ce qui sera démontré dans cette article en parlant de ses plus grands succès et de ses plus grands échecs.
Les Succès

Pour débuter, Wilson a réussi à construire une équipe compétitive et à la maintenir compétitive pendant 15 saisons. Cela n’est pas dû au hasard, durant cette période Wilson était un maître pour trouver des bonnes options pas trop chères pour entourer Thornton et Marleau, comme par exemple : Ryan Clowe, qui était un très bon joueur avec les Sharks mais qui n’a jamais été payé plus cher que 3,625 millions avec San Jose, Jason Demers, qu’il a repéché en septième ronde, et qui était excellent durant le meilleur de sa carrière, Justin Braun qui, avec Vlasic, était un des meilleurs défenseur défensifs de la ligue à certain moment, etc. Pourtant, cela n’est que certains joueurs complémentaires que Wilson a fait venir, mais il a aussi été capable d’acquérir des joueurs qui sont devenus des vedettes à San Jose. Il a réussi à acquérir Thornton, qui est un des meilleurs passeurs de sa génération pour presque rien, il a acquis Brent Burns qui a gagné un trophée James Norris avec les Sharks, et bien sûr Marc-Édouard Vlasic qui de 2011 à 2018 été le meilleur défenseur sur le plan défensif de la ligue, et qui complétait très bien les styles de jeu de Dan Boyle et Brent Burns. Et ceci sans compter d’autres excellents joueurs qu’il a repéchés comme Logan Couture, Joe Pavelski, Tomas Hertl ou Timo Meier. En bref, Doug Wilson a réussi à garder son organisation très compétitive pendant très longtemps grâce à son évaluation de joueurs et d’excellents échange qui ont amenés des éléments qui sont devenus très respectés dans l’organisation.
Les Échecs

Par contre, Wilson a tout de même eu certains échecs. On peut tout de suite penser à un échange entre les Sharks et les Canadiens en février 2007, lors duquel il a fait l’acquisition de Craig Rivet, qui a certes été un bon joueur pour les Sharks, mais qui a coûté Josh Gorges, qui est devenu un excellent défenseur pour les Canadiens, et un choix de premier tour qui est devenu Max Pacioretty. Il est aussi vrai que Wilson n’était pas excellent durant ses dernières années avec l’équipe, il a donné de très gros contrat à des joueurs sur le déclin : Vlasic, Couture, Jones, Kane et Karlsson. Aussi, il semble penser que son équipe est plus près de faire les séries qu’il en est réellement le cas, et ceci peut mettre frein à la reconstruction de la formation. Par contre, le plus grand aspect négatif de sa carrière en tant que directeur général des Sharks, est le fait que les équipes qu’il a construites n’ont jamais ramené de coupe à San Jose, mais malgré cette déception ce n’est pas par manque d’effort de la part de l’ancien défenseur, mais plutôt par manque de chance, ou par d’horribles performances de la part de ses gardiens de but en séries éliminatoires.
Bilan
Pour faire le bilan de la carrière de Doug Wilson, il était l’un des meilleurs directeurs généraux de la ligue pendant un très long moment et malgré certaines lacunes récentes, sa carrière de directeur général est spectaculaire et mérite d’être célébrée.
Crédit Photo: YardBarker, NHL
