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Les perspectives d’avenir du Canadien de Montréal


Par Luc Beaulieu-collaboration spéciale

En début de saison, j’avais écrit un article sur le casse-tête de Marc Bergevin dans la construction d’une équipe aspirante à la Coupe Stanley. Dans cet article, j’avais mentionné qu’il était possible que le Canadien remporte une coupe Stanley cette année, mais qu’il faudrait encore entre 1 et 3 ans avant que l’équipe soit fin prête pour les grands honneurs. Si vous l’avez raté, vous pouvez lire le texte en question ici:

Le casse-tête de Marc Bergevin pour assembler une équipe aspirante à la Coupe Stanley


Le Canadien s’est présenté en grande finale dès cette saison (au moment d’écrire ces lignes, Tampa Bay mène 3-0 dans la série et le 4e a lieu demain soir) contre toutes attentes. Il n’y a pas grand monde qui les avaient mis gagnant contre Toronto, surtout à 1-3 dans la série. Un peu plus de gens les avaient placés gagnants contre Winnipeg, mais ils étaient les négligés quand même. Puis, contre Vegas, ils n’avaient aucune chance selon la majorité des experts. Maintenant, c’est le Lightning et, encore une fois, personne ou presque n’accorde de chances au CH de remporter la Coupe Stanley. Mais là n’est pas le but premier de cet article, car perd ou gagne en finale, le Canadien de Montréal en sortira gagnant de bien des façons.

1.Les jeunes prennent de l’expérience inestimable

Lorsque Carey Price s’est présenté à Hamilton en avril 2007, le DG de l’époque, Bob Gainey, avait mentionné qu’un match de série de la Ligue Américaine de Hockey était l’équivalent de 2 matchs de saison régulière. Pas besoin de rappeler que les Bulldogs, avec Carey devant le filet, avaient remporté la Coupe Calder, trophée emblématique du championnat des séries de la LAH, cette année-là. Présentement, ce sont des jeunes comme Suzuki, Kotkaniemi, Evans et surtout Caufield qui profitent des séries pour emmagasiner de l’expérience en accéléré dans leur carrière. Cette expérience supplémentaire sera inestimable pour les années à venir pour ces joueurs. Leur développement s’en retrouvera redoublé, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour le club.

2. L’apport des vétérans

Les acquisition de Corey Perry, Tyler Toffoli, Joel Edmundson, Eric Staal et, à un degré moindre, Micheal Frolik et Jake Allen, tous des gagnants de la Coupe Stanley, amènent un lot d’expérience et de vécu à l’équipe. Ces joueurs peuvent raconter à leurs jeunes coéquipiers comment ils ont vécu et surtout, ce que ça prend pour aller jusqu’au bout.

3. Le Capitaine Shea Weber

Weber, en compagnie des autres leaders de l’équipe tels les Gallagher Perry, Staal et Toffoli, sont en train d’installer une culture dans laquelle la défaite est inacceptable pour cette équipe. C’est le genre d’attitude qui fait les organisations gagnantes. «Gally» et Perry montrent également des attitudes de guerriers dans ces séries car malgré leurs cicatrices, ils continuent de tout donner sur la glace. De quoi inspirer leurs coéquipiers à en donner encore plus. Leur influence restera dans le vestiaire de l’équipe longtemps après leur départ, surtout s’ils devaient remporter 1 ou 2 coupes Stanley au cours des 5 prochaines années.

4. Les joueurs d’avenir

Suzuki, Kotkaniemi, Caufield sont déjà là… Ils représentent l’avenir de cette concession. Mais il y en a d’autres qui vont se greffer à ce groupe dans les prochaines années. Romanov va reprendre un poste régulier la saison prochaine (car des gars comme Merrill, Gustafson etc. ne devraient pas être de retour pour la prochaine saison). Un gars comme Kaiden Guhle devrait se joindre à la brigade défensive du CH dans les 3 prochaines années. Jayden Struble semble aussi promis à un bel avenir. A l’attaque, Jesse Ylonen, Jan Mysak, Luke Tuch, et peut-être les Québécois Raphaël Harvey-Pinard et Joël Teasdale pourraient percer l’alignement au cours des prochaines saisons.

5. Le changement de culture de l’équipe

Comme mentionné précédemment, les leaders du CH sont en train d’implanter une culture dans laquelle la défaite n’est pas une option. Une culture dans laquelle il n’est pas question d’abandonner. (le retour 1-3 contre les Leafs est un excellent exemple). Une culture ou l’esprit d’équipe est primordial. Chaque joueur doit jouer pour son coéquipier.
Malgré ce que ses détracteurs ont pu dire au cours des derniers mois, force est d’admettre que Marc Bergevin avait raison de dire que son équipe était bâtie en fonction des séries. Et en finale, le pire des scénarios est arrivé, affronter les champions défendant. Une équipe toujours affamée qui n’aimerait rien de moins que répéter la conquête du trophée de Lord Stanley.
Gardez espoir, fans du Canadien, l’avenir de l’équipe n’a jamais été aussi radieux que présentement au cours des 28 dernières années.


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