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Les Foreurs sont décevants depuis leur championnat de 2014


 Guillaume Arcand 

Ce n’est pas moi qui le dis. En fait, l’idée de faire cette chronique m’est venue après m’être rappelé qu’un partisan des Foreurs de Val-d’Or a dit, il y a 2 ans à pareille date: «on n’est à peine meilleur que les Huskies (rival direct des Foreurs) quand ils sont présentement (en 2019-20) en reconstruction, quand nous, nous sommes censés être bons cette année. Mon Dieu que nous sommes décevants!»

Les partisans des Foreurs ont commencé à perdre patience il y a quelques années, et voilà qu’ils ont toutes les bonnes raisons de ne plus être tolérants à la moindre déception de leurs favoris dans les prochaines années.

Ah les balayages!

Ce n’est pas compliqué. On peut dire des choses négatives sur presque toutes les saisons des Foreurs depuis leur championnat de 2014.

En 2014-15, il y avait un bon groupe de joueurs formant l’après-Mantha, notamment composé d’Anthony Beauregard, Nicolas Aube-Kubel, Julien Gauthier, Anthony Richard et Pierre-Maxime Poudrier, entre autres. Et on ne peut pas passer sous silence qu’ils ont remonté un déficit de 0-3 (!) face à l’équipe que ces mêmes Foreurs ont battu en finale l’année d’avant (!!!).

On ne peut passer également sous silence l’honneur qu’ils ont eu d’être la moins bonne opposition pour Rimouski en 2015, alors qu’ils ont été balayés en demi-finale. Et oui, même une moins opposition que les Tigres, qui était 16e.

En 2015-16, sensiblement le même groupe est de retour. C’est assez pour récolter 102 points au classement, mais pas assez pour battre l’Armada au premier tour, qui en avait obtenu que 62… Les fans des Foreurs peuvent remercier la gestion déficiente qui a fait en sorte qu’Étienne Montpetit soit brûlé pour les séries! Mais bon, aucune excuse n’est valable pour justifier ce gâchis monumental.

En 2016-17? Saison de reconstruction. Plein de vétérans sont échangés aux fêtes, sauf… Etienne Montpetit. Donc, Val-d’Or a décidé de garder Montpetit quand sa valeur était au maximum et cela aurait été un «succès», car ils ont sorti les Cataractes au premier tour?

Je suis désolé, mais cela n’a rien d’un énorme succès, car beaucoup d’éditions des Cats sous Martin Mondou ont déçu en séries, comme en 2012, en 2015 et en 2021.

Ce que Val-d’Or a fait en 2017, ils n’ont pas été les premiers ni les derniers à le faire.

Sans parler du fait que Val-d’Or a connu une fin de parcours, pour la 2e fois en 3 ans, où ils ont été très solidement balayés. Mais bon, leurs fans peuvent être contents et se réjouir, ils ont fait autant de rondes éliminatoires que leurs rivaux abitibiens en 2017 (même si le parcours de chacun des clubs est un gros contraste en 2016, mais ça, il ne faut pas le dire…).

On dirait que c’est le seul gage de succès de cette organisation selon leurs fans, être meilleur que les Huskies, surtout lors des quelques fois que ça arrive par les temps qui courent.

En 2017-18, il s’agissait d’une autre saison de reconstruction. Val-d’Or a terminé 16e de la ligue avec 45 points au classement, et affrontait en séries l’Armada, qui en avait 107, au premier tour cette année-là, et ce, dans le cadre de la série revanche de 2016. Évidemment, un (autre) balayage a suivi une saison difficile pour les Abitibiens, mais avec «seulement» 62 points de différence, est-ce qu’on pouvait dire que Val-d’Or avait vraiment beaucoup d’excuses si on se fit à leur parcours éliminatoire de 2016?

Pas de balayage, mais…

En 2018-19, rien de très extraordinaire, à part que l’équipe a été avantagée du nouveau format éliminatoire, où les forces n’étaient pas du tout équilibrés entre les 2 associations, sans quoi Val-d’Or aurait fait face à Baie-Comeau et ses 102 points, à la place de Victoriaville et ses 65 points.

Les Foreurs ont quand même perdu au premier tour, ce qui n’est pas une bonne chose d’un point de vue performance, je sais. MAIS au moins, ils n’ont pas accédé au 2e tour pour y affronter les Huskies, sans quoi, côté égo concernant cette énorme rivalité, ça aurait été mauvais, car les Foreurs auraient connu la raclée de leur vie.

Cela aurait fait taire bien des fans des Foreurs clamant haut et fort leur victoire éliminatoire face à ces Huskies en 2015, en plus d’arrêter de crier également: «On a fait autant de rondes que ces Huskies en 2017 en étant en reconstruction et en ayant eu de meilleurs adversaires qu’eux ont eus!!!»

En 2019-20, la «déception» était inévitable. C’est quoi, vous pensiez qu’un club où le meilleur pointeur est Nicolas Ouellet (que je respecte énormément, en passant), dont le noyau est jeune et que le trio de 20 ans n’est pas extraordinaire, allait subitement être un bon club? Je m’excuse, mais la seule raison pourquoi autant de personnes étaient convaincus dur comme fer que Val-d’Or allait être bon cette année-là, c’est à cause qu’après autant d’années à être un club moyen, inévitablement, les Foreurs allaient être bons.

Donc, si j’ai bien compris, un club junior allait soudainement être bon à cause de la pensée magique «on est tanné d’avoir un mauvais club, on va enfin être bon cette année!»?

En 2020-21, on a reconnu que toutes ces années de reconstructions ont été un véritable échec. On a donc tenté une équipe du tonnerre en allant chercher Jakob Pelletier, Samuel Poulin, Maxim Cajkovic, Jordan Spence… pour aller vivre un autre échec, cette fois en finale face aux Tigres de Victoriaville (je le répète: échec peu surprenant pour tous ceux qui connaissaient la LHJMQ hors des p’tites vedettes comme Pelletier et Poulin à l’époque).

Tout ça était assez bon pour avoir une parade dans les rues de Val d’Or. J’ai même vu des gens dire que Pelletier était le meilleur joueur de la ligue à l’époque.

Et je le dis ici: Si les Islanders de Charlottetown avaient battu les Tigres en demi-finale, les Islanders auraient aussi battu Val-d’Or en finale 2021.

En 2021-22, on se trouve à la première année après avoir dilapidé beaucoup, BEAUCOUP, pour aller perdre en finale. On peut revoir Val-d’Or qui, à l’image de la saison 2019-20, est à peine meilleur que Rouyn, qui est probablement dans la phase la plus noire de sa reconstruction actuelle.

Ce qui est possiblement le seul gage de succès et de réjouissance pour ces fans ne se produit pas présentement…


DAVID HENLEY, LE VAL D’ORIEN!!!

Comment expliquer ce charabia?

Il y a un manque accru de stabilité, alors que 4 entraîneurs (Mario Durocher, Daniel Renaud, Pascal Rhéaume, Maxime Desruisseaux) sont passés depuis 2017-18. C’est sans parler de certaines gestions des dossiers, comme échanger Montpetit en 2017-18 quand il avait 20 ans à la place de le faire en 2016-17, quand sa valeur était excellente.

Ou bien faire un genre d’échanges à 3 clubs en 2017-18 pour avoir… Julien Tessier à la place de Simon Lafrance? C’est une petite amélioration pour tout ce que cela a demandé.

Sans non plus oublier l’échange de David Henley en 2015-16, alors que l’un des 3 choix sacrifiés pour faire son acquisition s’est avéré à être le choix qui allait donner Lukas Cormier en 2018.

Imaginez juste un instant Cormier au sein de la défensive des Foreurs! Val-d’Or n’aurait pas eu nécessairement besoin de punir son avenir pour goûter l’expérience de la finale en 2020-21… et surtout, surtout, avec Cormier en 2019-20 et 2021-22, ce club aurait été bien meilleur que les Huskies! On parle, là!

Mais bon, ramener Henley, le produit local, était 100 fois plus important, je suppose.

C’est sans parler de l’échange de Francesco Lapenna contre Thomas Pelletier, qui a été défendu bec et ongles par cette chose qu’on peut appeler la garde rapprochée des Foreurs.

Le plus drôle dans ça? Lapenna est apparemment assez bon comme partant aux yeux de Charlottetown, une superpuissance, mais pas assez pour Val d’Or, qui pense que d’avoir un défenseur dans le dernier dixième de centile pour le différentiel en échange est mieux.

Et voilà la partie que je trouve la plus spéciale et marquante.

La partie où entre autres 5 choix de premiers tours ont été dépensés pour aller perdre en finale. Et le pire là-dedans? C’était le seul moyen d’y arriver à court terme pour Val d’Or, j’ai l’impression…

6 ans de déceptions et d’années moyennes pour ensuite tout sacrifier et perdre son pari, et recommencer ce même «pattern» encore et encore…

Et ils ne peuvent blâmer le fait qu’ils jouent dans une région éloignée, car leur voisin, les Huskies, qui doit également composer avec cet inconvénient, a bâti 2 clubs champions presque exclusivement à partir du repêchage.

Merci Mantha!

Heureusement qu’en 2013-14, les Foreurs ont gardé Anthony Mantha pour aller chercher Ryan Graves et Antoine Bibeau, car ce championnat maintient l’honneur de cette organisation qui tient sur un fil.

Sans ce championnat, cette organisation aurait quoi comme image depuis 2014?

Crédit photo: Foreurs de Val d’Or

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