La NBA possède aussi son Tom Wilson
Guillaume Arcand
La LNH a son joueur violent détesté par beaucoup de gens dont le nom est Tom Wilson, et visiblement, cela a permis à ce qu’on parle pas mal plus du circuit Bettman, même si c’est en mal.
Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en, comme on dit.
Face à cela, le commissaire de la NBA, Adam Silver, s’est dit: »si Gary peut avoir son Tom Wilson pour s’attirer une certaine visibilité, moi aussi, je peux avoir mon nono national afin que ça en fasse un sujet de discussion plus répandu que seulement sur la planète basketball. »
Et c’est alors qu’il a fait ce souhait à un génie sortant d’une bouteille et pouf : Isaiah Stewart est apparu !
Déjà très connu
Au moins, Wilson a pris du temps avant d’avoir la réputation qu’il a aujourd’hui. Stewart lui? Il commence déjà à se faire connaitre en tant que joueur violent par excellence par les amateurs… alors qu’il est dans la NBA depuis à peine 2 saisons.
Ce qui a permis à Stewart de rapidement se faire un nom (et une réputation de cible?), ce sont des coups de coude, des bagarres imprévues et des exagérations de mouvement. Bref, suffisamment assez pour que vous soyiez servis.
Si je vous disais que de telles choses ont été commises dans des matchs de hockey, vous seriez quelque peu abasourdis par cette grande présence de violence.
Alors imaginez tout cela dans un sport où un contact qui génère un bruit d’un clappement de main est considéré comme une faute, et que 6 de ces fautes dans un match provoquent une expulsion automatique.

Sur YouTube, vous trouverez une vidéo de 7 minutes compilant les baggares du numéro 28 des Pistons de Detroit. Vous ne trouvez pas une vidéo plus longue de faits saillants un brin plus pertinents à son sujet. Ça veut en dire beaucoup, même en omettant le fait qu’il en est qu’à sa 2ème saison dans le circuit Silver.
Bref, si Isaiah Stewart n’est pas tout de suite le Tom Wilson de la NBA, il le sera TRÈS rapidement. Ce n’est pas la dernière fois qu’on parlera de lui, oh non.
Le cas LeBron-Stewart
Le 21 novembre dernier, les Lakers affrontaient les Pistons à Detroit. Dans ce match, d’une façon qui semble involontaire (ou pas), LeBron James donne un coup de coude au visage de Isaiah Stewart (oh, comme je suis triste).
C’est déjà très peu scandaleux que Stewart goute, pour une rare fois, à sa propre médecine. Aussi, si ça peut l’aider à réfléchir et à lui faire comprendre des choses, c’est très bien pour absolument tout le monde.
Vous savez, dans la police, quand on forme des futurs policiers, on les gaze pour être bien certain qu’ils comprennent ce que ça fait afin de bien s’en servir une fois en service.
Espérons que ce coup de coude à son visage aura le même effet, car comme ça, il y repensera à deux fois avant de décerner de tels coups qu’il a l’habitude de faire.
Mais j’avoue à la fois ne pas avoir trop d’espoir de ce côté.
Même si cette technique sur son homologue dans la LNH, Tom Wilson, qui est mis en application par beaucoup de ses adversaires, fonctionne bien à ce que je vois. Maintenant, il ne s’en prend qu’à plus faible que lui, et non pas à tout le monde.
On n’arrête pas le progrès!
Bref, pour en revenir à l’incident du 21 novembre 2021, si je crois autant que Stewart risque d’apprendre un petit quelque chose de ce match, c’est parce qu’il a voulu se venger.
Eh oui, comme si c’était la chose la plus étonnante, Stewart trouve le moyen d’être le pire dans la situation, où il n’a rien instigué et où il a été attaqué. Il a surpassé un certain niveau de violence en tentant d’aller vers LeBron, alors que ça aura pris presque toute son équipe – les joueurs et l’équipe d’entraîneurs – pour l’en empêcher.
Il a même réussi une course où il a tassé tout le monde digne d’un »running back » au football! En regardant ces séquences, certains amateurs ont crié, en blague, que les Lions de Detroit, qui en ont arraché durant la saison 2021 dans la NFL, devraient lui donner un essai.
Bref, ici, Stewart avait une belle occasion de jouer la victime en pleurant qu’il s’est fait violenté. À la place, il décide de faire l’une des seuls choses qui encore plus stupide. Et oui, c’était pire que ce que Brendan Smith a fait le 5 mai pour défendre un coéquipier.
Ou bien, c’était juste, selon lui, une autre belle occasion de démontrer que, après avoir vu le documentaire sur la fabuleuse carrière de Michael Jordan »La Dernière Danse » sur Netflix sorti quelques mois avant le début de la carrière de Stewart, il s’inspire des Pistons de Detroit des années ’90.
SuspensionsSuite à toute ce drama hautement divertissant, LeBron James a reçu un match de suspension. Quant à Stewart, il a purgé 2 rencontres.
Pour un récidiviste de comportement douteux et en regardant bien ce qui s’est passé le 21 novembre dernier, c’est comprenable, même si ce n’est pas Stewart qui a commencé le tout, quitte à amplifier la situation à l’extrême.
Bref, c’est une punition juste et comprenable dans le cas de chacun des deux athlètes.
Mais la mauvaise nouvelle, c’est qu’il pourra utiliser cet évènement afin de justifier d’autres niaiseries en criant: »Vous allez me punir de toute façon! Cette ligue est contre moi, on me punit même lors des fois où j’essaie juste de me défendre! Je vais faire ce que je veux, on n’a aucun droit ici! Tout est bon de croire que je dois me faire justice moi-même. »
Mais bon, ce scénario n’est pas le pire de tous.
Car en ce moment, dans la LNH, on expérimente le scénario où le superagresseur au nom de Tom Wilson ne peut jouer la victime par rapport à son nombre de suspensions, car lui, il ne l’est jamais vraiment.
Ça, c’est pire.
Crédit photo: Detroit Bad Boys, Marca.com
