Quel poste conviendrait le mieux à Philippe Boucher après son départ des Remparts?


Par Guillaume Arcand

Peu après l’élimination des Remparts en 7 parties au premier tour face aux Islanders de Charlottetown, Philippe Boucher a annoncé sa démission de directeur général et entraîneur-chef des Remparts, et ce, après 5 ans de double-fonction. Plusieurs hypothèses expliquent son départ assez surprenant.

Des qualités… et des défauts

Certains supposent que c’était un congédiement arrangé, d’autres soulèvent que la raison pour laquell Boucher a quitté ses fonctions étaient qu’il voulait passer plus de temps avec sa famille. Peu importe quelle est la vraie cause, l’ancien défenseur des Stars voulait vraisemblablement prendre une pause du monde du hockey.

Si, un jour, il décide de faire un retour dans le monde du hockey, quel genre de chaussure pourrait-il chausser ? Il faut savoir que le père de Matthew Boucher n’a été entraîneur que pendant 5 saisons dans la LHJMQ. Durant ces 5 campagnes, son taux de développement de joueurs n’est pas très élevé. C’est en même temps un peu normal considérant qu’avant qu’on lui confie le rôle d’entraîneur-chef des Remparts, Boucher n’avait jamais été derrière un banc. On ne peut pas lui en vouloir pour ses compétences dans un poste qu’il n’a presque jamais occupé auparavant.

Pour pallier le fait que le développement de certains joueurs n’allait pas comme voulu sous l’ère Boucher, l’ancien choix de premier tour des Sabres en 1991 allait souvent sacrifier des choix au repêchage afin d’acquérir des joueurs qui attirait son attention. L’homme de 45 ans est celui qui a fait vivre la première vértiable reconstruction aux Remparts depuis plus d’une décennie, mais nombreux sont les choix au repêchage que Philippe Boucher a envoyé pour des joueurs d’impact.

Dû au fait que son précédant, Patrick Roy, a, lui aussi, souvent eu recours à échanger des choix de premiers tours afin d’avoir une équipe compétitive, les Remparts sont restés sans choix dans les 18 premières sélections du repêchage, et ce, même après que Patrick Roy ait quitté le navire pour l’Avalanche. Cette absence incontestable de choix de premier tour dans la banque de choix des Remparts, nEstd onc pas seuleemnt de la faute de l’ancien défenseur des Stars de Dallas. Son travail de DG a été alourdi par le précédent DG.

Il y a eu également l’année de la Coupe Memorial en 2014-15, année où les Remparts ont été les hôtes. Cette année-l,a, dû au fait que la formation de la Vielle Capitale devait rivaliser contre les clubs champions de la WHL, OHL et LHJMQ, Boucher a encore du débourser. En résumé, la Coupe Memorial de 2015 a été un dur choc pour la banque de choix des Remparts. Toutefois, les décisions prises par le natif de St Apollinaire n’ont pas toujours été les plus fructueuses.

L’an dernier entre autres, il a encore sacrifié beaucoup d’avenir. Il faut l’avouer, les Remparts ont connu un excellent début de saison, mais on ne pouvait pas dire que la formation des Remparts était celle d’une équipe aspirante. Ça n’a pas empêché l’ancien DG et entraîneur-chef des Remparts de continuer à échanger un lot de choix au repêchage. Tout ça, alors que les Remparts en étaient à une 3ème année seulement de leur après-Coupe Memorial, et il ne faut pas oublier qu’avant cet événement, le nombre de choix au repêchage que possédaient les Diables Rouges était loin d’être élevé.

Meilleur rôle?

Pour en revenir au rôle qui irait bien à Boucher s’il revient dans le monde du hockey, je crois que ce serait dépisteur. Sans dire que Boucher a échoué comme DG et entraîneur, le père de Matthew Boucher ne s’est jamais trompé ou presque lorsqu’il venait le temps de repérer le talent. En ayant eu plein les bras dans la double fonction lors de la traditionnelle période d’échange dans la LHJMQ, Boucher pourrait se concentrer pleinement dans son travail s’il n’était que dépisteur cette fois-ci.

Cela le rendrait encore meilleur dans un rôle où il a pour mandat de flairer le talent. En ce qui concerne bâtir son club, Boucher a peut-être gaspillé plus de choix qu’il ne le fallait, mais chaque fois, c’était pour aller chercher un joueur talentueux et avec du potentiel. Ces joueurs pour qui Philippe Boucher transigeait étaient tous des joueurs qui n’arrivaient pas à éclore avec leurs équipes respectives ou ils étaient simplement moins reconnus, ce qui les rendait plus difficile à repérer.

Sans dire qu’il a fait un travail exécrable comme DG et comme entraîneur-chef avec les Remparts, si jamais Boucher veut trouver un travail dans une organisation de la LNH, le poste de dépisteur lui conviendrait parfaitement. La question est, combien de temps il va prendre avant de sortir de sa « retraite » du monde du hockey?

Crédit photo: Ici Radio Canada