Ne sommes nous pas trop dur à l’endroit de Jonathan Drouin?
Sandrine Gendron - Fanadiens.com
Jonathan Drouin, celui que j’adore surnommer « DrouDrou », connaît une saison au deçà des attentes de 99% des fans, des journalistes et probablement des têtes dirigeantes de la LNH. En effet, lorsque le Tricolore en a fait l’acquisition l’été dernier, tous voyait en lui une vedette offensive qui allait immédiatement créer des flammèches à Montréal. On avait le droit d’y croire, on venait tout juste de se départir de notre meilleur espoir ; Mikhail Sergachev.
Dès lors, une tonne de pression était sur ses épaules. On disait qu’il allait être le meilleur québécois dans l’uniforme du CH depuis une éternité. Ayant déjà joué au centre dans le junior, on voyait même en lui qu’il pourrait être le centre #1 tant recherché depuis des années. Jonathan Drouin était lui aussi très optimiste à l’idée de se retrouver avec l’uniforme Bleu-Blanc-Rouge;
J’ai toujours été quelqu’un qui carbure à la pression. C’était déjà comme ça quand je jouais à Halifax. On avait beaucoup de pression là-bas. C’est sûr que dans les juniors, ce n’est même pas proche de ce qu’on vit avec les Canadiens, mais avec l’équipe qu’on avait dans le temps, on se mettait une pression additionnelle en équipe.
Par définition, qu’est-ce que la pression? Selon le Larousse, c’est une influence coercitive, une contrainte morale : Quelqu’un va refuser de céder aux pressions de son entourage.
Alors à quoi bon s’inquiéter sur son futur rendement? Tout était en place pour qu’il connaisse une forte saison, il était d’ailleurs encore question à ce que Radulov et Markov soient de retour avec l’équipe, mais vous connaissez la suite de l’histoire. Radulov a préféré signer avec les Stars de Dallas, alors qu’Andrei Markov a quitté pour sa Russie natale. La saison du Tricolore a débuté, mais la magie n’aura jamais opérée.
Par contre, j’aimerais vous rappeler que Jonathan Drouin n’est âgé que de 22 ans, et que nombreux sont les joueurs qui à cette âge, sont toujours considérés comme des espoirs. À 22 ans, Drouin en est déjà à sa quatrième saison dans la LNH, mais il s’agit de sa troisième saison complète. Cette année, en 64 matchs, il compte 11 buts et 23 mentions d’assistance pour un total de 34 points ; son deuxième plus haut total en carrière, son premier étant de 53 points en 2016-2017. Par contre, il pouvait compter à Tampa Bay sur de biens meilleurs joueurs qu’à Montréal pour lui venir en aide.
Hier soir, « DrouDrou » nous a démontré toute l’étendue de son talent en marquant un superbe but contre les Blue Jackets de Columbus :
Always a few tricks up @jodrouin27's sleeve. This one was a beauty. #MTLvsCBJ https://t.co/PyncWFVbHW
— NHL (@NHL) March 13, 2018
C’est le genre de but qu’on aimerait tous voir de manière plus régulière, mais Jonathan demeure un être humain. Oui on est tard en saison, mais étant à la position de joueur de centre, il demeure en constante apprentissage. On s’entête à le garder à cette position, car semblerait-il qu’il n’y a personne d’autre qui peut faire le boulot… Galchenyuk?
Au final ce n’est peut-être qu’une simple équation mathématique : Pression + Apprentissage + Coéquipiers différents ≠ Grandes performances ?
Il est certain qu’en voyant comment Mikhail Sergachev performe à Tampa Bay, il peut être difficile d’accepter les non-performance du #92, mais je demeure convaincue qu’avec du temps et peut-être un brin moins de pression à son endroit, Jonathan Drouin saura devenir l’un des favoris de la foule. Puisque même si certains le qualifie de paresseux ou de tous autres qualitatifs semblables, Jonathan Drouin est extrêmement talentueux.
Qu’en pensez-vous chers lecteurs et lectrices?
Crédit photo : HEOP
