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Les Huskies de 2018-19: l’exemple à suivre au niveau junior


 

  Guillaume Arcand 

Un long débat perdure depuis très longtemps: Qu’est-ce qui fait d’un club junior une bonne organisation junior?

Une équipe championne, ou qui développe bien?

La réponse? Un beau compromis entre les deux.

Et le meilleur exemple qui me vient en tête est l’édition 2018-19 des Huskies de Rouyn-Noranda.

J’irai même jusqu’à dire, un excellent processus de 5 ans entre 2014 et 2019 orchestré par la formation de l’Abitibi.

Développer, développer, développer

Les Huskies ont semblé tellement être frustrés par le but de Matthew Tkachuk en finale de la Coupe Memorial 2016 qu’ils ont tenté de venger cette saison 2015-16 en allant… recréer un super club, pas plus tard que 3 ans après cette défaite crève-coeur!

Et on a tenté de le faire, à Rouyn, en faisant le contraire de la méthode utilisée par les Knights selon leur réputation, qui est de ”booster” leur équipe.

Car si London a su attirer certaines vedettes (dont Matthew Tkachuk) via des bourses, les Huskies ont tout misé sur le développement.

Et quand je parle de développement, je parle de véritable développement. Du développement pur, accompagné bien sûr d’une équipe de recrutement très compétente.

Car Rouyn a eu, dans son alignement, en 2018-19, un grand total de 2 joueurs repêchés dans le top 10 d’un repêchage de la LHJMQ. Sans parler du fait que l’alignement présenté lors de la Coupe Memorial était composée de 24 joueurs sur 29 qui sont arrivés dans le club par la voie du repêchage, que ce soit celui d’entrée de la LHJMQ ou du ”draft euro”.

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Rouyn a super bien développé, comme un club junior doit le faire. C’est digne d’une équipe de la ligue américaine, car, je le rappelle, l’équipe n’a pas eu plus que 2 choix tops 10 dans son alignement.

Et je vous l’annonce en primeur: ces deux choix tops 10 représentaient des ACQUISITIONS, et il s’agissait de Louis-Filip Côté et Noah Dobson.

Individuellement, lors de leur année de repêchage dans le circuit Courteau, que ce soit Samuel ou Peter Abbandonato, en passant par les Raphaël Harvey-Pinard, Félix Bibeau et plusieurs autres, personne n’aurait prédit que ces joueurs auraient des carrières professionnelles aujourd’hui.

C’est ça, du développement.

Le ”vrai” développement?

Je n’ai rien contre Serge Beausoleil, mais le développement d’Alexis Lafrenière, ça ne vient pas principalement de lui, désolé. Lafrenière était prêt à rentrer dans la LHJMQ avant même d’y fouler la glace.

Je n’appelle pas ça du gros développement.

De toute façon, les partisans de l’Océanic de Rimouski étaient pas mal certains qu’il allait gagner face aux Huskies en 2019 en demi-finale. Ils ont perdu. En 4 matchs. Quand le centre numéro 1 des Huskies, Peter Abbandonato, manquait à l’appel.

De plus, Serge Beausoleil s’est permis de traiter la formation de Mario Pouliot de vierges offensées, ce qui a beaucoup plu à bien des fidèles contestataires du succès des Abitibiens cette année-là.

Sans oublier qu’on a répété toute la maudite saison morte de 2018 que Rimouski, et ainsi que Halifax, Drummondville et Baie-Comeau, allait être meilleur que Rouyn-Noranda cette année-là.

C’est drôle, car ce ”statement” de la part de Beausoleil reflétait bien les fidèles contestataires. Mais ça, c’est une autre histoire.

Donc voilà pourquoi le fait que qui ce soit qui est membre de l’Église ouverte en l’honneur de Beausoleil se sente offensés ne me fera pas le moindre minuscule pli sur le ventre.

Gagner, gagner, gagner

Une séquence de 25 victoires de suite. 59 victoires au total. 119 points. Une Coupe du Président et une Coupe Memorial.

On va s’en tenir là, car je crois que c’est assez flagrant.

Développer des jeunes hockeyeurs, c’est bien. Les élever dans une culture gagnante, c’est mieux. Les 3 joueurs de 20 ans cette année-là, Jacob Neveu, Peter Abbandonato et Samuel Harvey, étaient aussi présents en 2016 lors de la première conquête de la Coupe du Président.

Cela a dû aider.

Et on peut facilement le voir, car ils ont pu transporter cette culture dans la saison 2018-19.

Je vous le dis, c’est un processus entre 2014 et 2019.

2014, c’est l’année du repêchage des fameux 3 joueurs de 20 ans.

2015-16 est l’année du premier essai, qui a passé si près de triompher avec le prix ultime.

2016-17 est une autre grosse année, même si ça s’est mal conclu en séries. Mais ça reste que dans le processus, cette année représente plus une étape supplémentaire qu’un échec.

2017-18 est l’année où le fun commence. Les partisans abitibiens pensaient devoir faire face à une année de transition. Ils ont été épargnés, alors que leurs favoris a passé la majeure partie de l’année dans le top 5 de la LHJMQ, avant de terminer 7e dû à des blessures et à un manque de profondeur.

Mais bon, l’expérience et l’adversité rencontrée a été bénéfique, car beaucoup de joueurs de cette édition sont revenus l’année suivante…

Hélas, on a eu la saison 2018-19!

Pas de record? pas de problème!

Et en passant, vous savez pourquoi la séquence de 25 victoires s’est arrêtée là? Je vais vous mettre en contexte, au cas où vous ne le savez pas (ou le niez).

Après avoir égalé le record le 6 mars 2019 dans une victoire de 8-3 à Shawinigan, c’était fait, les Huskies venaient d’assurer leur première place au classement général. Cette première place était plus importante qu’un maudit record qui n’allait rien changer.

Car cette équipe est une vraie équipe de gagnants. Point final.

Donc, deux jours plus tard, le 8 mars, les Huskies ont perdu à Drummondville dans une cause inutile, ce qui a excité les partisans des Voltigeurs et plein de petits contestataires frustrés autour, scandant victoire sous tous les toits, brisant même les internet.

Les Huskies ont assuré le sommet du classement général? On s’en fout, la séquence de victoires consécutives n’a pas été brisée, et c’est les gentils, en plus, dans cette histoire qui l’ont arrêté selon nos contestataires! Scénario parfait!!!

Eux qui allaient supposément gagner le championnat cette année-là, les Voltigeurs!!!

Je m’en souviens comme si c’était hier.

Et si la séquence n’avait pas été brisée, mais que les Huskies avaient perdu le premier rang au profit des Voltigeurs? Là, tout d’un coup, le record, on s’en fout, mais la fameuse place aurait été plus importante que la Coupe Memorial.

De toute façon, il fallait bien que les Huskies donnent celle-là aux Drummondvillois pour que les Volts se donnent un genre de semblant d’importance, car Drummondville n’a même pas été capable de se rendre en finale, quand beaucoup de leurs fans ont répété avec certitude que leurs favoris allaient battre Rouyn-Noranda lors de la série finale.

Que voulez-vous. Un club gagnant, ça dérange.

La fausse résistance…

Je n’ai pas besoin de vous dire qu’il y a eu un genre de résistance et surtout, de déni, face à tous les exploits des Huskies en 2018-19.

Mais ce qui est hilarant, c’est que ces gens se comportaient comme s’ils faisaient partie d’une ”résistance” face à un ”narratif” véhiculé par des genres de ”moutons” qui ne connaissent rien et qui ”se fient seulement à ce qu’on voit”.

Vous savez quoi, les contestataires membres de la ”résistance”? Ce que vous, la minorité bruyante, avez fait, c’est à la base même de ce que vous avez accusé les gens qui applaudissaient moindrement les succès des Huskies en 2018-19.

Vous répétiez les mêmes affaires, sans rien amener de concrets comme arguments, juste car vous viviez dans un fort déni collectif.

Il y en a même certains individus de votre groupe qui ont dit que la formation de Mario Pouliot s’était ”boostés” un club!

Euh pardon?

Rouyn avait repêché son club l’époque dans son entièreté, tel que mentionné plus tôt, hormis Joel Teasdale, LP Côté et Noah Dobson. Et d’autres employés de soutien.

Et avouez-le, chers contestataires, que si Dobson avait atterri dans VOTRE club préféré, vous ne diriez pas un maudit mot.

Parce que vous savez c’est qui, l’équipe qui s’est boosté un club, cette année-là, avec l’acquisition de Joseph Veleno et Maxime Comtois un peu avant? Les Voltigeurs. Et malgré ça, ils ont échoué lamentablement.

Ça, c’est réellement méritant d’un mépris universel, toujours selon votre fabuleuse logique!

C’est drôle, car il y a un autre club, il n’y pas si longtemps, qui a tenté de se rendre jusqu’au bout en ayant justement comme stratégie de se monter un club de malade en effectuant plein de transactions, entre autres pour aller chercher des noms comme Samuel Poulin et Jakob Pelletier.

Il s’agit des Foreurs en 2020-21. Sachez que Pelletier était considéré comme probablement le meilleur joueur de la LHJMQ. Ce n’est pas moi qui le dis, mais des fans des Foeurs EUX-MÊMES.

Pourquoi, cher membre de la résistance, n’avez-vous pas tout fait pour discréditer et rire de Val d’Or, qui ont fait tout le contraire de Rouyn-Noranda et qui a quand même échoué, perdant en 6 matchs face aux Tigres (quand le fait qu’ils aient perdu face à la formation du CDQ n’a rien de surprenant chez les gens qui connaîssent la LHJMQ hors des ‘tites vedettes comme Pelletier et Poulin quand il jouaient dans la LHJMQ)?

Pourtant, ce club correspond à la nature même de ce que vous ”dénoncez”. À moins que vous faisiez du beau ”cherry picking”, comme on dit dans le jargon…

Vous voyez maintenant en quoi les Huskies de 2018-19 représentent une édition qui est à suivre afin d’avoir du succès. Les commentaires que cette formation s’est attirée, alors qu’elle a été critiquée sous les fronts, le démontrent bien, quand elle a extrêmement bien réussi en y allant d’une méthode qui a réuni développement et victoires, au grand désarroi d’un bassin d’individus frustrés.

Crédit photo: Huskies de Rouyn-Noranda


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