Conor Sheary est un joueur utile… avec une seule et même équipe
Par Guillaume Arcand
Conor Sheary est un des petits mystères de la LNH. C’est un joueur qui n’a jamais été repêché, qui a déjà cumulé une saison de 53 points en 61 matchs et qui n’a jamais inscrit plus de 35 points hormis sa campagne de 53 points. Une autre chose qui le rend intriguant est le fait qu’il semble fonctionner avec une seule équipe, qui est, évidemment, l’organisation des Penguins de Pittsburgh.
Disparu dans la brume suite à son départ de Pittsburgh
N’ayant jamais eu la chance d’entendre son nom être appelé lors du repêchage de la LNH, Sheary s’est mérité un contrat, en juillet 2015, avec les Penguins de Pittsburgh, et il a débuté son aventure dans la LNH dès la saison 2015-16. En 2016-17, obtenant de grosses minutes au côté de Sidney Crosby, le petit ailier cumule les points (53 pts en 61 joutes), mais étrangement, il a été rayé plusieurs fois de l’alignement en séries éliminatoires.
Après une saison 2017-18 de 30 points, l’ailier gauche a été envoyé aux Sabres de Buffalo. Avec la bande de Jack Eichel, le numéro 43 nous a habitués à des prestations similaires à celle qu’il a offerte avec les champions de la Coupe Stanley en 2015-16 et 2016-17, toujours si on exclut la saison 2016-17.
Toutefois, on s’entendait plus parler de Sheary. C’est comme si l’ailier de 28 ans était disparu dans la brume et qu’il n’avait absolument aucune valeur marchande ainsi que tout d’un coup, son impact était moindre. Rarement, le nom du numéro 43 était relaté quand on parlait de la formation de Buffalo.

C’est alors que le 24 février dernier, Sheary s’est amené à Pittsburgh dans un échange qui l’a envoyé, avec Evan Rodrigues, en Pennsylvanie alors que Dominik Kahun a pris la direction inverse. Après cette transaction, c’est comme si tout le monde se rappelait que l’Américain de 28 ans existait, après 1 an et demi dans le néant.
Comme si cette transaction le ramenait vers sa seule raison d’être. Comme si Sheary s’était exilé sur une île déserte ou dans une tribu indigène loin des médias sociaux pendant 18 mois, et que le 24 février dernier marquait son grand retour dans la société.
Maintenant que Jim Rutherford a rapatrié un joueur que son organisation aime bien et qui voit son utilité, c’est logique d’affirmer que le joueur en question obtient plus de visibilité.
Utilité unique avec Pittsburgh explicable par plusieurs facteurs
La résurrection et le retour de la popularité autour de Conor Sheary est un phénomène qui s’explique pour diverses raisons. Ce n’est pas par hasard que Mike Sullivan l’emploie au côté de Sidney Crosby et que cette stratégie fonctionne.
L’ancien porte-couleur de UMass-Amherst est un joueur qui a de bonnes habiletés et qui peut se montrer très utile, mais c’est aussi un joueur qui a besoin d’espace avec la rondelle pour manoeuvrer et avoir un impact significatif. Avec le numéro 87, le protégé de Mike Sullivan peut bénéficier d’un espace nécessaire afin de démontrer ses qualités.

Il est vrai que le simple fait de jouer avec le premier choix au total du repêchage 2005 est un bonus et une chance inouïe pour n’importe quel joueur de hockey, mais dans le cas Sheary, il en retire évidemment beaucoup d’avantages, mais aussi, il apporte un aide supplémentaire au célèbre numéro 87. Avec sa fougue et sa bonne lecture du jeu, l’attaquant natif de Winchester au Massachusetts est un partenaire de jeu efficace et nécessaire à celui qu’on surnomme Sid The Kid, car cela lui permet de faire ses prouesses et ses jeux aussi impressionnants les uns que les autres.
Si, malgré le fait qu’il produisait sur une base assez régulière avec la formation de l’état de New York, Sheary était loin des projecteurs et de l’attention médiatique, c’est tout simplement parce qu’à Buffalo, il n’y avait aucun joueur capable de faire ressortir les qualités et les habiletés du numéro 43 comme Crosby le fait si bien. Ce n’est qu’à Pittsburgh que Sheary peut réellement être un des morceaux des succès de son club.
En résumé, à l’extérieur des Penguins de Pittsburgh, Conor Sheary n’est qu’un simple joueur de 3ème trio marquant environ dans les 35 points par saison, sans plus. Avec les Penguins, c’est un excellent complice pour la pièce maîtresse du club. C’est donc dire que c’est seulement avec la formation de la Pennsylvanie que Sheary peut avoir un rôle de qualité et significatif qui lui permet de faire partie de l’équation. Avec les Penguins, Conor Sheary sort de l’anonymat et se fait un nom.
Crédit photo: NHL, CBC
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