Cam York: le Ryan McDonagh offensif
Par Guillaume Arcand
Lors du prochain repêchage de la LNH, on ne peut pas vraiment négliger le nombre de joueurs issus du programme national de développement américain. Ilsseront beaucoup à représenter le programme à Vancouver en juin 2019. Un de ces représentants est le défenseur Cam York.
Progression en flèche
York est un défenseur qui progresse bien depuis plusieurs années. Chaque année, il connait une grosse saison sur le plan des statistiques, mais ça ne l’empêche pas d’avancer solidement dans son ascension l’année suivante même si la marche est élevée. En 2016-17, York a réussi à maintenir une des meilleures moyennes de points par match (0,89) chez les joueurs en bas de 15 ans de la ligue USHS-Prep, une ligue où différentes écoles secondaires américaines s’affrontent.
L’année suivante, en 2017-18, York fait son entrée dans le programme national de développement américain, aussi appelé NTDP. Il a cumulé 38 points en 59 matchs, au sein du USDP, match avec l’équipe U17 et U18 combiné. Il a été aussi l’auteur de 14 points en 33 matchs dans la USHL.
Cette année, la même histoire se répète. York continue de prendre de la masse et d’accumuler des points. Avec l’équipe U18 du programme de développement américain, le défenseur de 5 »11′ a maintenu jusqu’ici une moyenne d’un point par match, lui qui a récolté 14 points en autant de matchs cette année. Le défenseur de 17 ans a aussi été l’auteur de 5 points en autant de joutes dans la USHL au moment d’écrire ces lignes. Si le jeune York continue de progresser à ce rythme, il n’aura aucun mal à tirer son épingle du jeu dans la NCAA et ensuite dans les circuits professionnels, s’il joint bien évidemment les rangs de la NCAA.
Son potentiel de progression est bel et bien présent. En début d’année, le défenseur natif d’Anaheim Hills en Californie était vu par certains, et je dis bien certains, comme un espoir de premier tour. Aujourd’hui, non seulement les personnes qui considèrent le défenseur américain comme un des 31 meilleurs espoirs au prochain repêchage sont beaucoup plus nombreux, mais aussi, plusieurs sites de hockey comme ISS Hockey, Hockeyprospects.com et Future Consideration placent York dans leur top 15 de leur liste.
Qualité d’un défenseur complet
La raison pourquoi York a fait un bond aussi énorme en si peu de temps et que je le compare à McDonagh est parce qu’il possède un certain lot de qualités. York est d’abord et avant tout un joueur qui protège et manie bien la rondelle. Le défenseur issu du programme de développement américain est parfois celui qui s’occupe de transporter la rondelle de sa zone jusqu’e zone ennemie.
Il possède également une bonne vision du jeu et il sait ce qu’il faut faire pour créer des occasions de marquer. En supériorité numérique, non-seulement le jeune défenseur bouge bien la rondelle, mais lorsque l’équipe adverse essaie de dégager la rondelle, il réussit toujours à empêcher les rondelles de sortir de son territoire. C’est justement une chose que j’ai remarqué qu’il a en commun avec Ryan McDonagh
Étant un défenseur offensif avec un bon potentiel, York est aussi capable de déjouer le joueur adverse par des feintes. Défensivement, son positionnement est bon, mais il semble avoir de la difficulté en repli défensif. Il est aussi très bon pour pénétrer de manière fluide en territoire adverse. Ce qui m’impressionne le plus chez lui est les décisions qu’il prend, car elles sont pour la majorité très bonnes. En résumé, hormis le fait que McDonagh est un défenseur axé sur la défensive, plus robuste et fort physiquement, York et McDonagh sont des défenseurs similaires.
En résumé, si tout se passe bien, on devrait voir le nom de Cam York dans un top 4 d’une formation de la LNH d’ci quelques années. York n’a pas encore d’entente verbale avec une équipe de la NCAA pour l’an prochain, et considérant que ses droits dans la WHL appartiennent aux Rebels de Red Deer, on pourrait le voir enfiler un chandail des Rebels l’an prochain.
Crédit photo: Hockey30
