Bill Torrey : le décès d’un géant
Daniel Vanier - Fanadiens.com
C’est une journée triste aujourd’hui sur la planète hockey. Les partisans sont en deuil avec la mort d’un des plus grands bâtisseurs de l’histoire de la LNH, Bill Torrey.
Bill Torrey, fut le premier employé et le premier directeur général des Islanders de New York et l’homme qui a construit de A à Z leur dynastie du début des années 1980. Les Islanders ont remporté 4 coupes consécutives de 1980 à 1983. Torrey est décédé alors qu’il était âgé de 83 ans. Torrey fut le dg des Isles pendant 20 ans, de 1972 à 1992. Ils n’ont plus jamais gagné la coupe depuis le départ de cette légende. C’est un peu une surprise qu’il soit décédé,car, malgré qu’il était âgé, rien ne semblait laisser croire qu’il était aux prises avec des problèmes de santé. La cause du décès n’a pas encore été précisée.
1er président de l’histoire des Panthers
Il fut aussi un membre important de l’histoire des Panthers de la Floride.Il fut leur premier président de l’histoire. Torrey travaillait avec eux depuis leur arrivée dans la LNH en 1993. Ce sont eux qui ont annoncé la nouvelle par le biais d’un communiqué aujourd’hui :
We are mourning the loss of a true hockey legend and the pioneer of the Florida Panthers. Mr. Torrey, you are forever in our hearts. ❤️
» https://t.co/zZRW2QdfMj pic.twitter.com/eD7m6dA2hN
— Florida Panthers (@FlaPanthers) 3 mai 2018
Le commissaire de la LNH a publié un très beau message et un bel hommage en l’honneur de Bill Torrey :
The NHL mourns the passing of a true legend of our game, the incomparable Bill Torrey.
Full statement from Commissioner Bettman: https://t.co/Og6uItGHF4 pic.twitter.com/UjZWrKsp8j
— NHL Public Relations (@PR_NHL) 3 mai 2018
Nous vous le traduisons ici :
«Bill fut le premier employé, directeur général et architecte de l’une des plus grandes dynasties de l’histoire du hockey : les Islanders de New York, vainqueurs de 4 Coupes Stanley consécutives. Il fut aussi le premier président des Panthers de la Floride et a bâti cette organisation qui est devenue une des meilleures franchises d’expansion dans l’histoire de la ligue. Les Panthers ont atteint la finale de la Coupe Stanley à seulement leur 3e année d’existence.Il a aussi laissé son empreinte sur pratiquement toutes les formations de la LNH car il est devenu un mentor et a inspiré des générations de directeur généraux de la LNH qui l’ont suivi et établi sa façon de construire une équipe basée sur les éclaireurs, le recrutement, le repêchage et le développement des joueurs qui est encore aujourd’hui le modèle à suivre pour obtenir un succès durable»
Bill Torrey fut intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1995. Il est né à Montréal, le 23 juin 1934.
J’ai fait quelques recherches et déniché ceci qui va vous le faire connaître encore mieux Bill Torrey. Cela provient d’une entrevue avec Mark Malinowski du Hockey News, publié le 29 mai 2011 :
Son surnom : « Bow-tie Bill. »
Le plus grand compétiteur qu’il a rencontré : « Dans ceux que j’ai côtoyés, Al Arbour était un excellent coach, car il était tout un compétiteur. Scotty Bowman est très, très compétitif. Cependant, le plus grand fut Harry Sinden. Personne n’est plus compétitif qu’Harry. »
Son aréna préféré : «Le Forum de Montréal. Je vivais quelques blocs à côté. J’adorais aussi le vieux Garden de Boston, mais c’était un endroit terrible où jouer»
Plus grand Moment : « Oh mon Dieu ! J’ai été là pendant plus de 40 ans. En fait, j’ai été dans la ligue depuis 1967-68. Il y a eu plusieurs grands moments. Évidemment, l’un d’entre eux est d’avoir gagné la Coupe Stanley, particulièrement avec une formation d’expansion. »
Son moment le plus douloureux : « Je dois y aller avec le sud de la Floride. Avec les Panthers, nous avons raté les séries depuis une éternité. Ça me fait mal de nous voir éprouver de la difficulté comme ça. »
Comme vous avez pu voir, Bill Torrey aura été un compétiteur et un passionné jusqu’à la toute fin !
Bill Torrey laisse dans le deuil quatre fils, un frère, une soeur et dix petits-enfants. Nous leurs offrons toutes nos sympathies.
Source : Mark Malinowski du Hockey News
Crédit photo : New York Post
